Boîtes blanches - 2018
Marseilles. En juillet 2018 je reviens sur les traces de mon enfance, dans une ville que je ne connais pas, ou disons, plus. J'avais 10 ans quand je l'ai quittée et voilà 30 ans passés.
Ce projet aurait pu s'appeler Marseilles, avec un s. Parce que c'est comme ça que je l'écris; allez savoir comment fonctionne la mémoire, et la photographie des mots. Le s est tellement présent qu'il doit bien signifier quelque chose. Et puis il y a Arles. Alors pourquoi pas.
Mais je l'ai appelé « boîtes blanches » pour faire écho à boîte noire, cette mémoire enregistreuse des avions. Le blanc évoque l'idée du souvenir, cotonneux, déformant au fil des ans les images bien ancrées, laissant peu à peu place au vide lumineux. Alors, pour se rappeler il faut parler à ses souvenirs, les convoquer, chercher au fond, ou parfois se laisser happer par eux au moment où on s'y attend le moins. Il reste quelque chose du passé au présent, une trace, quelle qu'elle soit. Cette trace m'intéresse, c'est elle qui me raconte mon histoire aujourd'hui.
Mais je l'ai appelé « boîtes blanches » pour faire écho à boîte noire, cette mémoire enregistreuse des avions. Le blanc évoque l'idée du souvenir, cotonneux, déformant au fil des ans les images bien ancrées, laissant peu à peu place au vide lumineux. Alors, pour se rappeler il faut parler à ses souvenirs, les convoquer, chercher au fond, ou parfois se laisser happer par eux au moment où on s'y attend le moins. Il reste quelque chose du passé au présent, une trace, quelle qu'elle soit. Cette trace m'intéresse, c'est elle qui me raconte mon histoire aujourd'hui.