le chat - on dit la rivière dort, on dit le volcan se réveille
le cadre - l'exploser, y rentrer, l'agrandir, s'y fondre, devant ou derrière ...
la mère et l'enfant - dou dou la la dou dou la la chut
cry - « we don't need no more trouble »
loiseau - « dansez, dansez, sinon nous sommes perdus »
l'attente - … qu'il ne fallait pas s'inquiéter, les ailes étaient bien là, tout au bout du très long drap...
è pericoloso sporgersi
les chaines - Très cher Ventura, précisément deux ou trois jours de cela j’ai envoyé au « Corriere » un article qui se conclu en affirmant l’inéluctabilité du Procès dans le cas où seraient menés jusqu’au bout les procès en cours. En cela nous sommes d’accord. Quant au reste, je ne sais pas. J’aimerais que vos lettres soient moins longues et plus claires. Une chose est d’être ambigu, une autre est d’être équivoque. En somme, une fois au moins dites moi oui si c’est oui et non si c’est non. Mon impression est que vous souhaitez effacer de votre /propre/ conscience une erreur que vous ne commettriez plus aujourd’hui. Le fait est que vous restez encore suspendu - à mes yeux de correspondant choisi par vous- dans cette atroce pénombre où droite et gauche se confondent. Souvenez-vous que la vérité a un son spécial, et n’a besoin d’être ni intelligente ni surabondante (comme du reste elle n’est ni stupide ni étriquée). Vôtre, Pier Paolo Pasolini Roma, 24 sett. 1975
d'ici et d'ailleurs
#40 jours
Extraits de la série d'autoportraits réalisés en collaboration ping pong avec l'artiste Bénédicte Ober pendant 40 jours. L'autoportrait pour comprendre, chercher et visualiser qui on est à un moment T, clé, de nos existences. L'autoportrait comme contrainte photographique d'abord, devient, au fil du projet et des prises de vue, un médium. La photographie à l'instar de l'écriture, relie des points souterrains.